Sur les traces du Liman

Avant la lecture de cet article, je vous propose un peu de géographie :

La définition du Liman, selon Wikipédia

Résultat de recherche d'images pour "wikipédia"

Carte éditée par le Sandre

sandre

(Service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau)

Site du Musée du Patrimoine du Pays Royannais

musee-patrimoine


 

  Sur les traces du Liman

steph2Eguillais 17

Ce dimanche 28 février 2017, le temps était véritablement maussade sur l’Eguille. Météo France avait même placé notre région en vigilance orange, sûrement apeurée par la conjonction des fortes marées et d’un vent violent. Mais la Seudre est sagement restée dans son lit, sans débordement.

Mais qu’en est-il de son petit frère méconnu, le chenal du Liman, parfois nommé chenal du Riveau. Ce dernier n’hésite pas à saisir la moindre opportunité pour montrer qu’il existe, lui-aussi. Et ce jour-là, l’occasion était trop belle.

Alors, muni de mon appareil photo, je décidais de partir à la rencontre de cette rivière que je ne connaissais que pour l’avoir traversé en voiture. Même son nom m’était jusqu’alors inconnu.

Après quelques recherches sur le Web, ce cher voisin n’avait plus beaucoup de secret pour un Eguillais qui voulait en savoir plus. Chaussé de mes bottes et d’une carte, de mon appareil photo, je partais donc sur les traces du Liman.

Et tout commence à la source… Je remontais donc le cours d’un fleuve dont j’ignorais le tracé afin de trouver le lieu où il prend vie. Enfin vivre est un bien grand mot car ce jour-là, il faudra parcourir quelques hectomètres depuis la source avant de rencontrer un premier filet d’eau.

C’est donc du côté de Brie que notre compagnon sort de terre. Après avoir traversé l’usine « Surfilm », ne ressemblant qu’à un fossé bien entretenu, il va quitter au plus vite la commune de Saint Sulpice de Royan pour s’aventurer sur les terres Saujonnaises.

dsc_0157PHOTO 1. Au pied de cet arbre, Le Liman prend sa source avant de traverser l’usine « Surfilm »

Mais le périple est semé d’embûches. Il doit tout d’abord s’incliner devant le petit train des Mouettes qu’il salue en traversant la voie ferrée par un passage aménagé sous terre. Puis, quelques mètres plus loin, c’est la route départementale D14, reliant Saujon à Fontbedeau, qui est traversée à sont tour.

dsc_0161PHOTO 2. La traversée de la voie ferrée du petit train des Mouettes

Et là, comme par miracle, apparait un premier filet d’eau qui s’en va maintenant serpenter dans les marais entre la route D733, reliant Rochefort et Royan, et la D122, entre L’Eguille et Saujon.

dsc_0168PHOTO 3. En route pour les marais : premier virage après la traversée de l’axe Saujon-Fontbedeau

On le perd de vue, car il fait le choix d’emprunter des espaces inaccessibles, puis il se montre à nouveau, au détour d’un bois ou d’un champ. Mais sa route à travers cette zone marécageuse lui permet de grandir, de s’étoffer, aidé en cela par de nombreux petits cours d’eaux qui n’hésitent pas à le rejoindre.

Il devient véritablement rivière lorsqu’on le retrouve vers la Métairie. Un chemin semble avoir été tracé là pour nous y conduire. On y découvre alors une écluse qui le retient une dernière fois avant qu’il prenne son véritable envol.

dsc_0179PHOTO 4. Le Liman avant l’Ecluse
dsc_0174PHOTO 5. L’écluse
dsc_0178PHOTO 6. Après l’écluse…

On quitte notre rivière pour la retrouver encore plus magistrale lorqu’il s’agit de traverser la route de Rochefort à Royan. Mais sa chevauchée n’est pas terminée puisqu’il s’agit maintenant, en terre Eguillaise, de rejoindre sa grande soeur la Seudre.

dsc_0222PHOTO 7. Avant la traversée de la route de Royan…
dsc_0219PHOTO 8. .. Et après la traversée de la route de Royan

Et c’est là que la bête affirme son caractère. A marée haute et par gros coéfficient, elle n’hésite pas à envahir les anciens marais salants, devenus claires ostréicoles, cerner les cabanes de pêcheurs, les rendant parfois innaccessibles, coupant même parfois la route qui permet de faire le tour de la « pointe de l’Eguille ».

dsc_0188PHOTO 9. Seudre et Liman inondent la « pointe de l’Eguille »

Au confluent avec la Seudre, il devient temps de retrouver sa grande soeur pour former un estuaire et rejoindre l’océan en aval, du côté de La Tremblade. Juste le temps de mettre en garde les Eguillais contre un accès de colère qui pourrait perturber la paisible bourgade.

Mais ce jour-là, à quelques centaines de mètres du centre du village, le chenal du Liman a décidé de couler paisiblement.


RETOUR PAGE « L’EGUILLE SUR SEUDRE »

Publicités